Freecellfish, poisson hors du bocal

 

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divagations

hammamesque

Un mélange de chairs et de senteurs, des vapeurs multidirectionnelles. Des formes, des rondeurs, des saillies, des pentes. Tout ceci se mixe dans cet espace étroit, qui n'a de commun avec un supermarché que la file...celle qui se forme pour remplir ces récipients du doux breuvage des corps… le moment de laisser balader ses mirettes, de tâter des yeux. Les ventres plats, les bedaines onduleuses , des galbes de toutes tailles: pommes, poires, oranges et petits melons...Une. droit devant moi, assise en tailleur, se coiffant d'une main et versant de l'eau de l'autre; ses yeux sont fixés sur moi. Le diamant.. couleur et chair pêche. Elle se lève…s'en va puiser...ses rondeurs ne sont ni celles d'une  femme ni d'une jeune fille : le bassin est large multipare, et contraste joliment avec des seins damoiseaux, frais et narquois. Elle se mouve avec aisance sur ce sol lisse, les pieds nus et désaltérés de toute cette eau. Ses orteils sont fins, vernis avec délicatesse. Ses doigts un peu gonflés par la moiteur laissent paraître un soin tout aussi appliqué. Sa peau luit au passage des gouttelettes tombées du plafond…

18.11.06 23:06


18.11.06 22:00


take me as i am

 

Être sure de soi. Se regarder avec assurance. Avoir ce sourire faussement ridicule mais qui habille l'âme meurtrie et fragilisée par tant de déceptions, de rencontres et d'éclats. Se dire qu'enfin le soleil se lèvera et ne ressemblera plus à celui d'hier. Se retrouver à marcher dans la rue tout en se pensant  invincible… avant de frôler un fracas de pot de pleurs de peu. Se dire qu'on est bien heureux de s'en sortir sans une égratignure. Rentrer chez soi, et voir qu'on saigne, là, goutte par goutte, bien rouges, presque sans douleur, en silence, le corps endolori et les lèvres souffrantes… Fermer les yeux, lutter contre ce flux qui monte et inonde, et manque étouffer, inspirer calmement, vider cet air toxique,et recommencer. Se rappeler qu'on est mieux lotie que d'autres. Dire merci. Etre capable de se suffire, de comprendre et de réaliser que les choses auraient pu être pires. S'accepter comme on est. Avec ses cassures et ses fissures. Essayer de limiter les dégâts, marquer ses limites. Avec soi et avec les autres.

18.11.06 21:35


pfff...

Il y a des jours comme ça, où je suis épuisée de penser. Des jours où regarder le ciel donne le vertige, où tout dégoûte, même ce chaton sous la roue de cette voiture, qui miaule à déchirer le coeur. Des jours que l'on aimerait bien faire sauter sur le calendrier, juste pour ne pas à avoir à se poser encore des questions, à se disputer pour ensuite se réconcilier.

Brasser de l'air, avoir cette sensation de plénitude et l'instant d'après se sentir totalement vide...

Eux, viennent et repartent , ils s'en foutent des moyens, le plus important c'est le résultat. ils défient et attendent de voir dans tes yeux cette flamme, éteinte depuis le jour où tu as mis les pieds là où tu ne devais pas. ils sont exceptionnels, perfectionnistes. et ne prêtent pas attention à la petite vermine sociale. le monde est ainsi fait : il y a les hauteurs pour les hauts et la cave pour les bassesses. Nulle échappatoire.

Lui, il fait le yoyo. je n'ai jamais aimé ce jouet ridicule. Il a une autre dimension à lui tout seul. des horaires propres et des envies. il ment , s'en contrefiche, et fait croire à ses mensonges. il fait semblant.

et moi je joue au Cluedo.

 

25.10.06 18:14





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